Pour tout savoir sur l'échangisme, le libertinage et le mékangisme : echangixme.fr

Déjà membre ? Cliquez-ici

Rencontre et annonces libertines


Tout savoir sur la vie des libertins et des libertines

Echangisme : site reservé aux femmes, aux hommes et aux couples adeptes du mélangisme et de l'échangisme.

Echangixme vous propose une série d'articles complets pour tout savoir sur le libertinage, l'echangisme, le melangisme, le voyeurisme, l'exhibitionnisme. La vie du libertin et de la libertine, l'echangiste, le melangiste, le voyeur et l'exhibitionniste.



Site dealer des rencontres échangistes

Rencontre libertine

Vous êtes à 3 clics de rencontres très coquines !!
Aujourd'hui : 42% de libertines sur le site !

Des milliers de couples libertins sont sur echangixme.fr...

Sur la route du libertinage et des plaisirs coquins

Quelques libertines en ligne en ce moment :


Ces hommes cherchent des contacts avec des couples ou des femmes seules :


Le Libertin

Le terme libertin (du latin libertinus, « esclave qui vient d’être libéré », « affranchi ») comporte deux acceptions principales :

* dans sa version d’origine, le libertin est celui qui remet en cause les dogmes établis, c’est un libre penseur (ou libertin d’esprit) dans la mesure où il est affranchi, en particulier, de la métaphysique et de l’éthique religieuse (exemple : Don Juan de Molière) ;
* le sens qui prévaut de nos jours se réfère au libertin de mœurs, c’est-à-dire celui qui s’adonne aux plaisirs charnels (voire à la sexualité de groupe) avec une liberté qui dépasse les limites de la morale conventionnelle et de la sensualité bourgeoise normale, mais aussi avec un certain raffinement cultivé.

Libertinage intellectuel du XVIIe siècle

Relecture des théories du philosophe grec Épicure, le libertinage est un courant de pensée né au XVIe siècle en Italie (Cardan, Paracelse, Machiavel). Affirmant l’autonomie morale de l’homme face à l’autorité religieuse (aspect surtout spéculatif de la liberté d’esprit), il débouche au XVIIIe siècle sur la forme moderne de l’esprit critique : appliqué à la réalité, expérimental. Critique envers le dogmatisme, le libertinage refuse la notion de système philosophique ; il se constitue davantage sur une pluralité d'essais philosophiques portant sur divers thèmes, convergeant dans une même critique de la religion et du dogme[2].

Matérialistes, les libertins considèrent que tout dans l’univers relève de la matière, laquelle impose, seule, ses lois. Ils estiment donc que la compréhension du monde relève de la seule raison, reniant, pour beaucoup, la notion de Créateur. Sur le plan politique, ils considèrent que les prêtres participent à la domination des princes sur les peuples, régnant sur eux par la superstition[2]. L'école de Padoue conteste en particulier la notion de miracles et d'oracles, affirmant la seule existence du déterminisme naturel.

Alors que la monarchie française repose sur une légitimité divine, on comprend facilement la menace que pouvaient représenter des individus se voulant indépendants de toute contrainte religieuse ou moraliste, établie par l’Église, l’État ou la Tradition. Ce d’autant que les libertins appelaient de leurs vœux l’apparition d’une société reposant sur le mérite (et non les privilèges), dans un esprit de justice et d’entente sociale.

Toutefois, considérant que l'obéissance du peuple repose sur les mensonges des prêtres, ils se montrent extrêmement prudents et secrets: il ne s'agit pas en effet de révéler à tous les impostures du clergé. Ces idées sont ainsi exposées par G. C. Vanini[2] « Si la liberté de penser est totale, il n’en est pas de même de la liberté d’expression qui doit s’imposer quelques règles. » (F. Charles-Daubert, 2004). Mais le secret de ces petits clubs de réflexion (les Dupuy à Paris) n'est pas qu'une précaution politique: c'est aussi une position théorique assumée, qui reprend la distinction de Montaigne entre le public et le privé, équilibrant le scepticisme avec un apparent conformisme au-dehors. La superstition, qui fonde l'obéissance indispensable du peuple, est ainsi contrastée avec l'examen raisonné de toutes choses par le philosophe.

La politique est analysée comme étant essentiellement tromperie (voir Les considérations politiques sur les coups d'Etat de Gabriel Naudé)— position qui converge fortement avec celle de Pascal. Or, si Pascal critique les « demi-habiles », critique qui vise les libertins (Pascal lui-même vécut une jeunesse libertine, avant d'embrasser de façon quasi-mystique le jansénisme), pour vouloir révéler des vérités dangereuses, et ne pas savoir s'élever à des vérités d'un rang supérieur (telles que la valeur de la tromperie), en fait les libertins eux-mêmes sont loin de vouloir révéler les supercheries de la religion, qui lie le peuple ; ils sont en effet « d’autant plus discrets que le pouvoir repose sur l’apparence et qu’il suffirait d’une démystification pour qu’il se retrouve privé des moyens de s’exercer » (F. Charles-Daubert, 2004).

Si l’on ne retient aujourd’hui volontiers que l’aspect sensuel et vaguement immoral du libertinage, ce rejet d’une morale dogmatique se fonde sur la négation de l'existence de Dieu, qui légitime l’envie de jouir de sa vie terrestre. Le libertinage n'est pas pour autant immoral: le Theophrastus redivivus, traité anonyme de 1659, préfigure l'athée vertueux de Pierre Bayle[3], qui fera l'éloge de Spinoza dans son Dictionnaire. Davantage qu'immoral, le libertinage prône un relativisme moral, pour lequel la morale chrétienne n'est pas un absolu, mais un mode de règlement des rapports sociaux, de la même façon que le sont les lois.

Parallèlement à ce mouvement se développe une école du doute : un courant de pensée né en Italie remet en question la science s’appuyant sur Aristote et figée par les dogmes religieux (thomisme). Une réflexion naît sur les rapports entre la foi et la raison. Les Grandes Découvertes géographiques ébranlent le dogme de l’univers chrétien au centre du monde. La redécouverte des chefs-d’œuvre païens démontrent que l’art et la beauté peuvent exister en dehors de toute référence chrétienne. L'anthropologie permet à La Mothe le Vayer de relativiser la Révélation divine revendiquée par le christianisme, en rabattant celui-ci sur le paganisme[2]. Les découvertes scientifiques mettent en contradiction le fait scientifique et le dogme religieux. Les perturbations politiques et les conflits religieux affaiblissent la confiance que l’on peut avoir envers des dirigeants religieux.

Vers 1615, un groupe de poètes athées (Boisrobert, Tristan L'Hermite, Saint-Amant et Théophile de Viau) forme une société secrète. Ils se considèrent comme des « antéchrists » et diffusent des œuvres anonymes défendant leurs thèses. On les considère à l’époque comme des sorciers. Plusieurs œuvres sont publiées dans ces années:

* Gabriel Naudé, Apologie pour les grands personnages soupçonnés de magie, 1625 et Considerations politiques sur les Coups d’État, 1652
* Gassendi, De vita et moribus Epicuri, 1647.
* La Mothe Le Vayer, Discours (1655); Traités (1662); Dialogues (1669).

En 1647, Pierre Gassendi réhabilite la philosophie d’Épicure. Ouvrant la voie au libertinage de mœurs, ces idées se font plus discrètes après la condamnation de certains libertins à la mort (le philosophe Jules César Vanini périt sur le bûcher en 1619), à l’emprisonnement ou à l’exil.

En 1659 est publié le Theophrastus redivivus, un compendium d'extraits d'auteurs anciens, qui tente une relecture de l'histoire de la philosophie en tant qu'histoire de l'athéisme[2]. A la fin du siècle, Hobbes et Spinoza seront intégrés, à tort ou à raison, dans cette « généalogie d'une philosophie athée »[2]. Ainsi, en 1721, l'auteur présumé de La Vie et l’esprit de M. Benoit Spinoza, qui reprend en fait un ouvrage blasphématoire intitulé le Traité des trois imposteurs, Jean Maximilien Lucas, y fait l'apologie de la méthode exégétique décrite dans le Traité théologico-politique[2].

Le roman libertin du XVIIIe siècle

Difficile de parler d’écriture libertine sans évoquer les auteurs de romans libertins comme Crébillon, Sade ou Laclos, autant d’auteurs appartenant au siècle dit « des Lumières ». Pourtant des auteurs considérés comme « libertins » semblent se faire connaître dès le XVIe siècle, mais moins pour leurs œuvres que pour l’esprit frondeur qu’ils y instillaient. Ainsi, des historiens humanistes étaient taxés de « libertinage » de par leurs travaux qui remettaient en cause l’histoire officielle souvent complaisante envers la monarchie et ses représentants les plus influents.

C’est donc bien au XVIIIe siècle que l’écriture libertine à proprement parler prend une toute autre dimension. Elle met en scène, à travers le roman, une liberté de penser et d’agir qui se caractérise le plus souvent par une dépravation morale, une quête égoïste du plaisir. Des œuvres majeures comme les Liaisons dangereuses de Laclos ou encore Les Égarements du cœur et de l'esprit de Crébillon fils, ont introduit de nouveaux codes, une nouvelle façon de penser, d’écrire et de décrire le libertinage. La vie en société est présentée comme un jeu de dupe dont les libertins maîtrisent à la perfection les codes et enjeux. La séduction y est un art complexe que l’on entreprend par défi, désir ou amour-propre. La femme est identifiée comme une proie à « entreprendre », qui finit plus ou moins rapidement par céder devant son « chasseur ». On retrouve bien souvent, prodiguée par un libertin, une initiation au sexuel, au cynisme, au comportement à adopter en société, destinée à celui ou celle qui devra lui succéder dans ses préceptes. L’expression choisie est fine, raffinée, souvent allusive, tranchant avec une littérature dite licencieuse.
Notes et références [modifier]

André Lagarde, Laurent Michard, XVIIIe siècle, Bordas, 1961, p. 13.
Françoise Charles-Daubert, "Spinoza et les libertins" [archive], Hyper-Spinoza, Publié le 3 mai 2004, mise à jour le 27 novembre 2007
Le Theophrastus redivivus, ou l'athéisme comme position philosophique à l'âge classique [archive], Ecole normale supérieure, 2008


Bibliographie

* SCEPTICISME, CLANDESTINITÉ ET LIBRE PENSÉE. Scepticism, Clandestinity and Free-Thinking. Sous la direction de G. Paganini, M. Benitez et J. Dybikowski. Éditions Honoré Champion, 2002.
* Jean-Pierre Cavaillé, Dis/simulations. Jules-César Vanini, François La Mothe Le Vayer, Gabriel Naudé, Louis Machon et Torquato Accetto. Religion, morale et politique au XVIIe siècle. Éditions Honoré Champion, 2002.
* MINORA CLANDESTINA I. "Le Philosophe antichrétien" et autres écrits iconoclastes de l’âge classique. Sous la direction d’Alain Mothu et Alain Sandrier. Éditions Honoré Champion, 2003.
* PHILOSOPHES SANS DIEU. Textes athées clandestins du XVIIIe siècle. Réunis par Gianluca Mori et Alain Mothu. Éditions Honoré Champion, 2005.
* Sophie Gouverneur, Prudence et subversion libertines. La critique de la raison d’État chez François de La Mothe Le Vayer, Gabriel Naudé et Samuel Sorbière.Éditions Honoré Champion, 2005.
* Valentina Ponzetto, Musset ou la nostalgie libertine, Droz, 2007. ISBN 9782600011273
* Patrick Wald Lasowski, Le Grand Dérèglement. Le roman libertin du XVIIIe siècle, Gallimard, 2008. ISBN 9782070119387
* Laurence Tricoche-Rauline, Identité(s) libertine(s). L’écriture personnelle ou la création de soi, Éditions Honoré Champion, 2009.
* Denis Grattepain, Tranches de vies libertines, Éditions Publibook, 2010.
* Claude Reichler, L'âge libertin, Paris, Editions de Minuit, 1987.
* Philippe Laroch, Petits-maîtres et roués, Québec, Les Presses de l'Université de Laval, 1979.
* Michel Delon, Le savoir-vivre libertin, Paris, Hachette, 2000.

Source : Wikipédia

Vous êtes un couple libertin ?
Inscrivez-vous gratuitement sur echangixme.fr

Vous aimez les relations mélangistes ?
Inscrivez-vous gratuitement sur echangixme.fr

Echangixme le site de tchat (Tchate) pour les femmes, les couples et les hommes adeptes des plaisirs du sexe et du libertinage.



L'exhibitionnisme

L'exhibitionnisme est le fait de montrer des parties intimes de son anatomie (parties génitales par exemple) ou des pratiques intimes en public. La personne qui fait preuve d'exhibitionnisme est qualifié d'exhibitionniste voire de satyre.

On parle aussi d'exhibitionnisme pour toute personne évoluant dans des lieux publics vêtue de manière aguichante. Par extension, le terme s'utilise également dans un contexte non sexuel pour désigner l'action d'exhiber avec complaisance des informations ou des comportements généralement considérés comme intimes ou secrets, par exemple dans le cadre d'une émission de télévision. De même, le mot peut qualifier l'attitude d'une personne qui affiche quelque chose de façon ostentatoire, par exemple sa richesse.

Généralités
Les raisons qui poussent à l'exhibitionisme sont nombreuses et variées : raisons maladives, provocation, excitation, jeu, pari...

L'exhibitionnisme est cependant illégal sur la voie publique, pour cause d'outrage public à la pudeur. Il n'est en fait légal que dans des lieux particuliers comme les bars à strip-tease, les plages nudistes, certains lieux où les participants à la scène sont adultes et consentants, ou encore à la télévision.

Sur le plan psychanalytique, on considère l'exhibitionnisme comme l'envers du voyeurisme, les deux pulsions étant complémentaires et relevant du même mécanisme : l'érotisation du "voir/être vu". L'objet de ces pulsions concerne notamment les organes génitaux, mais aussi d'autres parties du corps (fesses, hanches, mollets, etc.).

Formes d'exhibitionisme
Pratiques classiques :

* Porter une minijupe (portées sans culotte) ;
* Montrer plus ou moins ostensiblement ses fesses, son sexe dans diverses attitudes pseudo-naturelles ;
* Porter un chemisier transparent, seins nus ;
* Être nu ou en lingerie "inspirée" (fine, fétichiste, etc) sous un manteau de fourrure ou imperméable (qui reste néanmoins une image très clichée) ;
* Maintenir sa braguette ouverte avec le sexe visible...
* etc.

Exhibitionnisme et apodysophilie

L'apodysophilie est une forme d'exhibitionnisme dans laquelle le sujet ne se contente pas de montrer ses organes génitaux, mais éprouve le besoin de se déshabiller entièrement et de se montrer nu dans n'importe quel endroit.

Chez les névrosés obsessionnels, la pratique de l'apodysophilie renvoie probablement au stade anal, qui se caractérise par l'ambivalence et la bisexualité, et qui correspond à l'apprentissage de la propreté (contrôle des sphincters). En s'exhibant entièrement nu, le sujet veut sans doute démontrer qu'il a acquis la maîtrise du fonctionnement de son corps dans son intégralité.
Voir aussi [modifier]

Exhibition sexuelle

Bibliographie
* Gérard Bonnet, Voir - Être vu : Figures de l'exhibitionnisme aujourd'hui, préface Claude Balier, nouv. Ed.: Presses Universitaires de France, 2005 (ISBN 2-13-054759-1)
* Julien Picquart, L'Œil et le Sexe. Sur l'exhibitionnisme, La Musardine, 2007

Source : Wikipédia

Vous êtes un couple libertin ?
Inscrivez-vous gratuitement sur echangixme.fr

Vous aimez les relations mélangistes ?
Inscrivez-vous gratuitement sur echangixme.fr

Echangixme le site de tchat (Tchate) pour les femmes, les couples et les hommes adeptes des plaisirs du sexe et du libertinage.



Sexualité de groupe

La sexualité de groupe désigne un ensemble de conduites sexuelles et sociales qui incluent des pratiques sexuelles, des types de relations, des émotions et des significations impliquant simultanément plus de deux individus ; s’il s’agit d’une relation durable ou faisant intervenir à un degré relatif des émotions et des sentiments amoureux, on parlera de « polyamour » ; s’il s‘agit de relations plus passagères et n'impliquant pas nécessairement des actes de pénétration, on parlera de « mélangisme » (bien que cette acceptation du terme soit restrictive). Enfin ces différentes relations peuvent avoir lieu en privé sans impliquer la présence de tiers, ou bien en public dans des établissements commerciaux spécialisés et dédiés à ces pratiques qu'il s'agisse d'établissement de bains ou de saunas, de dancings ou boites de nuit. Il y a une pratique de sexualité de groupe dont on parle moins dans le registre de l'érotisme consensuel : les "tournantes" qui consistent parfois en des scènes de viol collectif ou d'actes sexuels commis sous la contrainte.

La sexualité de groupe parait intemporelle, des scènes explicites apparaissant à toutes époques : les rituels de Komos et Bacchus, la représentation de certains bains médiévaux-, les écrits libertins et leurs illustrations, les différents témoignages sur les « bordels » jusqu’au milieu du XXe siècle. En France aujourd'hui, l'échangisme est une pratique rare.

Dans un groupe, chacun peut assouvir des fantasmes, à distance comme l'exhibitionnisme et le voyeurisme, en allant jusqu’aux attouchements, caresses, masturbations, baisers et, bien entendu, en ayant des rapports sexuels. Ce comportement concerne aujourd’hui des individus de toutes conditions sociales[4] ou orientations sexuelles et peut s‘associer à d’autres pratiques, qu’elles soient plus ou moins communément admises (BDSM). Souvent présenté comme attenante à la Libération sexuelle, une grande part de la sexualité de groupe est perçue de façon erronée, selon certains féministes, surtout comme une tentative de réaction pour perpétuer le pouvoir masculin dans la société contemporaine[5]. Cela dit, il suffit d'aller faire un tour dans un club échangiste, et surtout dans les soirées dites "trio" pour constater que ce sont bien les hommes qui sont au service des désirs et des plaisirs sexuels des femmes qui peuvent ici s'exprimer avec toute la force et l'intensité qui est réprimée dans la vie courante. Il n'est pas tout à fait sûr que l'échangisme soit le lieu de la domination masculine, et il s'agirait plutôt d'essayer de comprendre comment les pouvoirs et les désirs sexuels de femmes et des hommes s'organisent et se négocient. Au voyeurisme des hommes vient répondre l'exhibitionnisme des femmes, conduites sexuelles qui peuvent être la source de profondes satisfactions.

Source : Wikipédia

Vous êtes un couple libertin ?
Inscrivez-vous gratuitement sur echangixme.fr

Vous aimez les relations mélangistes ?
Inscrivez-vous gratuitement sur echangixme.fr

Echangixme le site de tchat (Tchate) pour les femmes, les couples et les hommes adeptes des plaisirs du sexe et du libertinage.



Le Candaulisme

Le candaulisme est une pratique sexuelle dans laquelle l'homme ressent une excitation en exposant sa compagne ou une image de celle-ci à d'autres hommes. Par extension, on parle aussi de candaulisme lorsque des rapports sexuels ont lieu entre une femme et un ou plusieurs hommes, devant le regard consentant et demandeur du partenaire exclusif de celle-ci ; cette pratique se distingue cependant du cuckolding par l'absence de besoin d'humiliation du partenaire voyeur. Le candaulisme n'implique pas non plus la réciprocité de la pratique de l'échangisme.
Origine [modifier]

Le terme vient de la légende du roi de Lydie (Asie Mineure, antiquité), Candaule, dont il existe plusieurs versions. Une première version rapporte que Candaule tua sa femme après que celle-ci eut refusé de marcher nue devant ses soldats.

Une autre version, rapportée par Hérodote, diffère sensiblement : selon Hérodote, le roi Candaule trouvait sa femme plus belle que toutes les autres. Sans cesse, il vantait à Gygès, officier de sa garde du corps, les charmes de son épouse et un jour, il l'invita à se convaincre, de visu, de la beauté de celle-ci. Gygès refusa l'offre mais le roi insista. Dissimulé derrière la porte de la chambre nuptiale, Gygès assista au coucher de la reine. Mais, au moment où il s'esquivait, la souveraine l'aperçut. Feignant de n'avoir rien remarqué et persuadée que son mari avait voulu l'humilier, elle jura de se venger. Le lendemain matin, elle convoqua Gygès et lui offrit l'alternative d'être exécuté ou de tuer Candaule, de s'emparer du trône et de l'épouser. Gygès refusa l'offre de la reine, puis, devant l'inutilité de ses efforts, il résolut de tuer Candaule. La reine le cacha à l'endroit où il s'était dissimulé la veille ; Candaule mourut, poignardé par Gygès durant son sommeil. Quand il fut installé sur le trône, Gygès se heurta à des adversaires. Ceux-ci acceptèrent de soumettre le cas à l'oracle de Delphes. L'oracle confirma Gygès dans sa royauté. Le recours à l'oracle delphien est historique : on sait qu'en témoignage de reconnaissance Gygès fit don au sanctuaire de Delphes d'objets d'or et d'argent.

Source : Wikipédia

Vous êtes un couple libertin ?
Inscrivez-vous gratuitement sur echangixme.fr

Vous aimez les relations mélangistes ?
Inscrivez-vous gratuitement sur echangixme.fr

Echangixme le site de tchat (Tchate) pour les femmes, les couples et les hommes adeptes des plaisirs du sexe et du libertinage.



L'échangisme

L’échangisme est une pratique sexuelle qui consiste pour deux couples à échanger, pendant les différentes phases du rapport, temporairement son partenaire, en vue d’une relation socio-sexuelle. Toutefois des nuances sont parfois apportées s’il y a permutation et pénétration en dehors du partenaire « régulier » (échangisme dit « vrai »), des attouchements à quatre (voir Mélangisme) ou une relation à proximité de voyeurisme sans contact (côte-à-côtisme). Bien qu’il se confonde souvent avec la sexualité de groupe, l’échangisme au sens strict ne représente qu’une fraction des pratiques sexuelles en groupe.

Il est également courant de spécifier les distances relatives d'une relation échangiste par des nombres : « 2+2 » peut signifier une séparation physique des couples avec permutation des partenaires, « 4 » spécifie une proximité permanente de tous les participants, « 3+1 » l'isolement d’un individu (au centre ou en observateur)…

La tentation du mélangisme

De même que sont employés indifféremment les termes de « club échangiste » ou « club libertin », dans un usage courant l’« échangisme » se confond avec une « sexualité de groupe » n’impliquant plus uniquement des couples. Dans cette acceptation large, il ne s'agit donc pas de deux couples qui échangent leurs partenaires le temps d'un rapport sexuel mais plus généralement d'un ensemble de personnes, hommes et/ou femmes, qui ont des relations sexuelles les unes avec les autres. Dans bien des cas, l’échangisme ne se limite pas à un « troc » mais fait intervenir a minima trois individus, y compris dans des relations bisexuelles. L’équipe de Daniel Welzer-Lang en réalisant son enquête a rapidement réalisé que « le terme “échangisme” est un terme générique, voire, en regard avec le nombre d'hommes seuls qui composent la population échangiste, un “leurre”, désignant des pratiques multiples. L'échangisme, ou tout autre terme utilisé de manière analogique (“non-conformisme”, “pratiques libertines”, “libertinage”) va des frontières (et parfois au-delà) du travail sexuel aux rêves dits conjugaux d'une sexualité “autre”. »

À la suite de ces travaux, le mot « échangiste » est enfin questionné pour s’intégrer à une « communauté de préférence sexuelle » mais cette préférence est si large dans ses acceptations que le seul terme qui parait convenir est celui de « multisexualité » [1]. Dans ce champ particulier, le mot mélangisme arrive au même moment pour désigner les couples qui évoluent essentiellement vers une recherche de dépassement des tabous dans l’objectif d’un plaisir partagé : par la découverte de nouveaux corps, par la vue de son partenaire sous un « autre angle », et par le jeu de séduction qui va lentement se cristalliser non plus entre deux personnes mais entre quatre. Dans ce cas précis, on peut parler d’hédonisme plus que d‘échangisme. La réception du terme de mélangisme va rapidement se limiter à la simple conception technique d’un échange sans pénétration hors couple.

Les familles échangistes

Si le grand public désigne volontiers par le terme "échangisme" l'ensemble des pratiques des couples fréquentant les clubs, saunas et sites de rencontres dédiés, le milieu libertin a pour usage de distinguer deux grands types de pratiques entre couples :
- l'échangisme, pratique lors de laquelle tous les types de rapports sont a priori acceptés ;
- le mélangisme, qui exclue le coït entre deux personnes n'appartenant pas au même couple initial.

Différentes variantes de ces deux pratiques existent et le champ des possibles est , bien sûr, illimité.

Échangisme et MST (dont SIDA)

La « capote » limite les risques et peut former une bande servant au cunnilingus si on la coupe en 2.
Le milieu échangiste est fréquenté par des populations dites à risque, en raison du nombre de partenaires et d'une activité sexuelle intense multipliant les situations à risque. Le risque est diminué par un comportement responsable de chaque partenaire (hygiène, protection anti-MST...), une vigilance au regard des contacts intimes et un certain isolement des partenaires. La stabilité des couples échangistes et la pratique entre couples légitimes, sains et fidèles entre eux permettent d'envisager des rapports échangistes protégés entre personnes théoriquement saines. Le risque est augmenté par des situations non contrôlées, inattendues telles que des partenaires qui s'invitent à une relation en cours, le manque de vigilance au moment du coït...

Au cinéma

* 1989 : Chambre à part
* 2000 : Eyes Wide Shut
* 2002 : 7 ans de mariage
* 2005 : Peindre ou faire l'amour
* 2006 : Les Particules élémentaires

Bibliographie

* Daniel Welzer-Lang, La planète échangiste : les sexualités collectives en France, Éd. Payot & Rivages, Paris, 2005. Résultats d'une enquête sociologique dans les lieux échangistes. (ISBN 2-228-89976-3)
* Georges Valensin, Pratique des amours de groupe. Quinze années d'observations en France, éditions de La Table Ronde, 1973. (ISBN 2710319055)
* Denis Grattepain, Tranches de vies libertines, éditions Publibook, 2010. }

Source : Wikipédia

Vous êtes un couple libertin ?
Inscrivez-vous gratuitement sur echangixme.fr

Vous aimez les relations mélangistes ?
Inscrivez-vous gratuitement sur echangixme.fr

Echangixme le site de tchat (Tchate) pour les femmes, les couples et les hommes adeptes des plaisirs du sexe et du libertinage.



Le Mélangisme

Le mélangisme est une forme particulière de sexualité de groupe dans laquelle les membres d'un groupe, plus ou moins nombreux, formé de couples et/ou de célibataires, ont des relations socio-sexuelles fondées sur le flirt poussé.
Deux dés érotiques pour couples situés à une certaine distance.

Naissance du mélangisme

Revendiquant des origines clandestines dans une certaine élite intellectuelle (les milieux des écrivains, journalistes, artistes, médecins, etc.), le mélangisme trouve un écho dans la presse vers les années 1999-2000 dans des revues comme Nova, Technikart, Brain Factory. Ce moment d’apparition est à mettre en relation avec une politique d’intégration des « libertins » dans les « communautés de préférences sexuelles » pour une sensibilisation face au sida (Couples contre le sida).

Développé dans le milieu de la contre-culture, il se voudrait ouvert, « sans tabou ni totem », soit sans peur ni obsession, et revendique des racines chez les Libertins du XVIIIe siècle et leurs philosophies. Cependant, plus esthètes qu’hédonistes, le mélangiste veut favoriser la dimension néo-romantique de l’instant dans une relation érotique délimitée ; la relation est en effet assez prudente, disons presque hygiénique car elle fixe des frontières précises qui correspondent à celles de la prévention contre le SIDA.

Une volonté de distinction

Afin de se distinguer des échangistes, le mélangiste veut exclure les usages inscrits dans la pornographie commerciale : il refuse par exemple tout rapprochement avec le voyeurisme et l’exhibitionisme. Cherchant à vivre un bonheur simple, dans la sensualité et la joie la plus saine, il se pratique idéalement sans le support de l’alcool, de la drogue, mais aussi en l’absence de toute morale « dénaturée ».

Le flirt est également censé s'arrêter aux caresses et baisers ; d’aucuns diront que la frontière est celle des caresses intimes (type masturbation mutuelle etc.). Les baisers intimes (comme la fellation et le cunnilingus) sont permis ou bien au contraire interdits... La seule limite bien établie serait l’interdiction d’un rapport sexuel complet - c'est-à-dire avec pénétration - en dehors du partenaire habituel (ce qui ferait alors basculer la relation dans « l‘échangisme », au sens large).

Un glissement sémantique

La délicate frontière entre mélangisme et échangisme n’est pas plus située dans l’acte lui-même que dans l’état d’esprit qui l’accompagne ou même la « raison sociale » des pratiquants… C’est pourquoi le mélangisme est sujet à des glissements sémantiques, bien différents en fonction des communautés qui l‘utilisent : .

* d'une façon générale, beaucoup d'hommes seuls et couples hétérosexuels dits échangistes (pratiquant le libertinage à partenaires multiples) auront tendance à affirmer que les caresses intimes, cunilingus et fellation, intègrent le « mélangisme ».

* dans un cercle plus fermé, certains célibataires, couples, etc. hétérosexuels ou homosexuels pratiquant dans le cadre d’une « communauté » (proche des LGBT) peuvent affirmer que l'absence de cunilingus et fellation distingue le mélangisme de l'échangisme.

Ces frontières sont par ailleurs surprenantes dans un milieu se revendiquant « ouvert » : les seules justifications résidant soit dans la prévention contre le SIDA, soit dans la volonté de rester dans les champs du fantasme, soit - et ceci ne désengage pas des autres possibilités - dans une volonté de ne pas confondre des « communauté » idéologiquement très opposées !

Source : Wikipédia

Vous êtes un couple libertin ?
Inscrivez-vous gratuitement sur echangixme.fr

Vous aimez les relations mélangistes ?
Inscrivez-vous gratuitement sur echangixme.fr

Echangixme le site de tchat (Tchate) pour les femmes, les couples et les hommes adeptes des plaisirs du sexe et du libertinage.



Le Voyeurisme

Le voyeurisme est un terme à connotation morale, qui décrit un comportement ou une tendance « voyeuriste », c’est-à-dire basé sur l'attirance à observer l'intimité ou la nudité d'une personne ou d'un groupe de personnes dans des conditions particulières en cherchant à y éprouver une jouissance et/ou une excitation (délectation voyeuriste). Les pratiques voyeuristes peuvent prendre plusieurs formes, mais leur caractéristique principale est que le voyeur n'interagit pas directement avec son sujet, celui-ci ignorant souvent qu'il est observé. Le "voyeur" est souvent représenté observant la situation de loin, en regardant par une ouverture, un trou de serrure ou en utilisant des moyens techniques comme des jumelles, un miroir, une caméra, etc.

Le comportement qui consiste à être attiré par le fait de voir son/sa partenaire avoir des relations sexuelles, avec une autre personne, s'appelle candaulisme.

À la tendance voyeuriste répond la tendance exhibitionniste, avoir plaisir à se montrer, à exhiber plus ou moins ouvertement une part de son intimité.

Par extension le terme est également utilisé dans un contexte élargi : par exemple on parle de voyeurisme du téléspectateur face à des images ou événements touchant des personnes humaines dans leur intimité ou dans leur chair.

On remarquera que dans un très grand nombre de langues le mot français « Voyeur » a été adopté pour désigner cette pratique. On a ainsi en anglais Voyeurism, en allemand Voyeurismus, en bulgare, en bosniaque Voajerizam, en catalan Voyeurisme, en croate Voajerizam, en danois Voyeurisme, en espagnol Voyeurismo, en finlandais Voyeurismi, en indonésien Voyeurism, en islandais voyeurismi, en lituanien Vojerizmas, en néerlandais Voyeurisme, en polonais voyeuryzm, en portugais Voyeurismo, en russe, en serbe, en slovaque Voyeurizmus, en suédois Voyeurism et en tchèque Voyeurismus.

Source : Wikipédia

Vous êtes un couple libertin ?
Inscrivez-vous gratuitement sur echangixme.fr

Vous aimez les relations mélangistes ?
Inscrivez-vous gratuitement sur echangixme.fr

Echangixme le site de tchat (Tchate) pour les femmes, les couples et les hommes adeptes des plaisirs du sexe et du libertinage.



Le Fétichisme

Fétichisme signifie au sens propre l'adoration des fétiches. Le terme provient de feitiço (« artificiel » puis « sortilège » par extension), nom donné par les Portugais aux objets du culte des populations d'Afrique durant leur colonisation de ce continent, terme lui-même dérivé du latin facticius (« destin »). Dès le XVIIIe siècle, cette notion est reprise en anthropologie puis en philosophie sur la question de la croyance et de l'objet de la religion.

Ethnologie
Un fétiche Yoruba du milieu du XXe siècle, censé favoriser la fertilité.
En ethnologie, on désigne du nom de fétichisme l'adoration d'un objet (statuette, etc.) dans le cadre d'une pratique religieuse ou mystique. Le fétichisme consiste dans l'adoration des objets naturels, tels que les éléments, surtout le feu, les fleuves, les animaux, les arbres, les pierres mêmes ; ou d'êtres invisibles, génies bienfaisants ou malfaisants, créés par la superstition et la crainte, tels que les grigri de l'Afrique centrale, les burkhans de la Sibérie, etc.

L'étymologie du terme « fétiche » via le terme portugais « feitiço » et les évolutions de son sens montre que l'idée de quelque chose de « fabriqué » a induit celle d'« artificiel », de « trafiqué » voire de « faux » ou lié à des manigances magiques comme le « sortilège ».

Le terme fétichisme est un néologisme introduit par Charles de Brosses en ethnologie entre 1756 et 1760. Il le définit alors comme « forme de religion dans laquelle les objets du culte sont des animaux ou des êtres inanimés que l'on divinise, ainsi transformé en choses douées d'une vertu divine ». La notion de fétichisme implique un observateur comparant des croyances ou un culte à d'autres, sans nécessairement adhérer lui-même à l'un ou l'autre. Charles de Brosses utilise une démarche comparative et utilise le présent des nations modernes pour tenter d'éclairer le passé des anciens peuples. Il s'attache à confronter une religion d'objet (le fétichisme) aux religion de Révélation voire à toutes autres formes de religion primitives. Il voit le fétichisme comme un « culte puéril » limité à la vénération d'un objet. Il le différencie nettement de l'idolâtrie où l'objet a fonction de représentation et récuse toute faculté symbolisante à l'objet dans le cadre du fétichisme.

À l'inverse, David Hume considère le fétichisme comme partie prenante du polythéisme et le considère plus ou moins comme un synonyme d'idolâtrie. C'est de ces deux visions du fétichisme et de sa place dans le processus de construction de la religion que la problématique ethnologique rejoint la problématique philosophique.

En parlant du rapport entre les religions et le fétichisme, Alfred Binet écrit : « il est certain que toutes les religions côtoient le fétichisme, et quelques-unes y aboutissent. » C'est ainsi que Binet analyse les crises d'iconoclasmes des religions monothéistes, telles les destructions par certains chrétiens des iconostases de la religion chrétienne orthodoxe, qui n'a jamais renoncé aux icônes (voir Théologie de l'icône). On peut aussi se rappeler l'épisode de la destruction des Bouddhas géants de pierres de Bamyan par les Talibans d'Afghanistan.

Psychanalyse et sexologie
Fétichisme sexuel.
C'est au tournant des XIXe et XXe siècles que le terme subit une évolution sémantique où le fétichiste devient l'adepte non plus d'une religion mais d'une perversion.
Cette notion du fétichisme apparaît d'abord en sexologie où il désigne une forme de « perversion ». C'est cette notion que Freud reprend entre 1900 et 1930 pour en définir son concept psychanalytique de « rituel » inconscient symptomatique.
Pour Freud, la peur de la castration fait que le "fétichiste" utilise un substitut : le fétiche.

Fétichisme de la marchandise
Le fétichisme de la marchandise (en anglais, « commodity fetishism ») est le phénomène par lequel, dans la production capitaliste, la marchandise sert de support aux rapports de production entre les humains, donnant ainsi l'apparence que les rapports sociaux de production sont des rapports entre les choses. Cette théorie fut introduite par Karl Marx.

Sémiologie et formes cliniques
le fétichisme est défini comme une "présence" de fantaisies imaginatives sexuellement excitantes concernant l'utilisation d'objets inanimés comme par exemple, les dessous féminins. ( par exemple, se masturber entre les orteils féminins)

Mécanisme de défense
Le mécanisme de défense sera le déni.

* Idolâtrie
* Fétichisme sexuel
* Fétichisme de la marchandise
* Tabou
* Totem
* Charles de Brosses, Du culte des Dieux Fétiches, ou Parallèle de l'ancienne Religion de l'Égypte avec la Religion actuelle de Nigritie, 1760 (Introduction, pp. 5-17).
* Eugène Lefébure, Les Origines du fétichisme, Œuvres diverses, Tome III, Éd. Ernest Leroux, Paris, 1915, pp. 127-141.

Bibliographie

* Antoine Artous, Marx et le fétichisme : Le marxisme comme théorie critique, Editions Syllepse, 2006 (ISBN 2849500720)
* Paul-Laurent Assoun, Le Fétichisme, PUF, coll. « Que sais-je ? », 2002 (ISBN 2130530435)
* Bruno Latour, Petite réflexion sur le culte moderne des dieux faitiches, Les empêcheurs de penser en rond, 1996 (ISBN 2908602768)

Source : Wikipédia

Vous êtes un couple libertin ?
Inscrivez-vous gratuitement sur echangixme.fr

Vous aimez les relations mélangistes ?
Inscrivez-vous gratuitement sur echangixme.fr

Echangixme le site de tchat (Tchate) pour les femmes, les couples et les hommes adeptes des plaisirs du sexe et du libertinage.



Le Masochisme

Le masochisme est la recherche du plaisir dans la douleur. Cette douleur peut être psychologique (humiliation) ou physique.

Formes
C'est Krafft-Ebing qui qualifie le premier le nom de « masochisme » comme symptôme qu'il considérait comme une pathologie : « L'invention du masochiste : un psychopathe au féminin ».

« Ou comment Krafft-Ebing, docte inventeur de perversions en tout genre, change Masoch en criminel du sexe pour avoir commis le pire des crimes : renier le primat du phallus (le privilège de la virilité). (...) Krafft-Ebing en fait un pervers, c'est-à-dire un exclu, un réprouvé (...). Dans Psychopathia sexualis le masochisme est décrit comme monstrueux. » Le masochisme vieux comme le monde n'a été identifié en tant qu'anomalie sexuelle qu'au XIXe siècle par Krafft-Ebing. Sa parenté avec le sadisme fut soupçonnée par le psychiatre. Mais c'est Sigmund Freud qui reliera, confirmera les termes sadisme et masochisme comme des contraires et une complémentarité avec le terme sadomasochisme.

Selon Sigmund Freud, il existerait trois masochismes distincts :
1. Le masochisme érogène : Comme forme d'excitation sexuelle.
2. Le masochisme féminin : Ce masochisme serait d'essence féminine. Soit lié au fonctionnement psychologique de la femme. Soit à l'homme devenu féminin parce que castré symboliquement face au phallus fantasmé de la mère. Exemple une femme en corset ou une femme « fétichisée ». « Mais si l'on a l'occasion d'étudier des cas dans lesquels les fantasmes ont connu une élaboration particulièrement riche, on découvre facilement qu'ils placent la personne dans une position caractéristique de la féminité et donc qu'ils signifient être castrés, subir le coït, ou accoucher. C'est pour cette raison que j'ai nommé, pour ainsi dire a posteriori masochisme féminin cette forme de masochisme dont tant d'éléments, pourtant, renvoient à la vie infantile[2]. »
3. Le masochisme moral : Il a abandonné la libido pour vivre son masochisme dans la vie ordinaire. Il est celui qui, dans la vie de tous les jours, « tend toujours la joue quand il a la perspective de recevoir une gifle».

Selon Benno Rosenberg, il y a deux masochismes :
1. Le masochisme mortifère ;
2. Le masochisme gardien de la vie :

Pour Benno Rosenberg, il n'y aurait pas de théorie possible du masochisme sans la pulsion de mort. Cependant dit-il : « le masochiste érotise et lie la destructivité issue de la pulsion de mort, la rendant ainsi supportable et, dans certaines conditions en limitant sa dangerosité. C'est ainsi que le masochisme devient gardien de la vie psychique[3]. » Le masochisme ne serait donc pas seulement dans une dérivation interne de la pulsion de mort, mais se trouverait au carrefour de la pulsion de vie et de la pulsion de mort.

Theodor Reik emploie le terme de Masochisme social pour analyser le masochisme moral selon Sigmund Freud.
Pour Theodor Reik toujours, « le masochisme est une tendance instinctive commune en tant que possibilité et réalisation à tous les êtres humains, et ne devient pathologique qu'en dépassant certaines limites et en adoptant une nature qui exclut presque toutes les autres directions de l'instinct. »

Sigmund Freud avoue qu'« il est d'ailleurs rare que les tortures masochistes produisent la même impression de sérieux que les cruautés - fantasmées ou mises en scène - du sadism». Il pose ainsi une première pierre au concept deleuzien du « monstre sémiologique ».

Dans un entretien entre Jean Laplanche et Jacques André, Laplanche précise : « je n'ai jamais parlé d'une position originaire du sadomasochisme. J'ai parlé d'une position originaire du masochisme. Il peut y avoir masochisme sans sadism».

Enfin c'est Gilles Deleuze qui niera le lien entre le masochisme et le sadisme « Sado-masochisme est un de ces noms mal fabriqués, monstre sémiologique». Et il précise en cas de rencontre que « chacun fuit ou périt».

Le masochisme moral ou social
Le masochiste social ignore le plus souvent qu'il est masochiste, Il se met en position de subir ses malheurs dans la vie ordinaire. Alors que le masochiste érogène connait presque toujours son état. « Le masochiste moral se distingue du masochiste érogène, il ignore les raisons de son comportement».

Le masochiste social, c'est le « raté chronique » : « Il peut réussir dans sa vie sociale à condition d'échouer dans sa vie amoureuse. (...) Ce sont des êtres qui ne se pardonnent pas de réussir».

« Tout se passe comme si ces personnes étaient leurs pires ennemies. Dans ce qu’elles font et dans ce qu’elles évitent, elles réussissent à gâter leur plaisir et leur travail, se refusant un bonheur mérité, et, dans les cas extrêmes, mettant en danger leur vie même. »

Avec la psychologie individuelle du sentiment d'infériorité d'Alfred Adler, le masochisme pourrait être aussi la réalisation de ce sentiment d'infériorité dans le phénomène humain des « prédictions autoréalisatrices », dont l'exemple biomédical est dans l'effet placebo. Alors, le sujet court d'échec en échec pour confirmer sa foi dans son incapacité ou son infériorité. Il s'agit dans ce cas précis de masochisme social. Plus ou moins corrélé, relatif à la névrose d'échec.

Pour Reik, c'est bien le masochisme sexuel qui est la forme primaire, dont les autres sont issues par un détournement. Le masochisme social serait un exutoire du masochisme sexuel, dont il suffit bien souvent à stopper les manifestations dans le comportement. Il décrit le cas de patients alternant entre des phases de masochisme sexuel et de masochisme social, le premier s'effaçant au profit du second avant d'être remis au goût du jour lorsque l'avancement de la thérapie faisait reculer ce dernier.

Pour Paul-Laurent Assoun, le masochiste se met en scène en se plaçant dans « la gueule du lion de la castration ». Il est même prêt à y laisser « la peau des fesses », dit-il. et il poursuit, « c'est là qu'il acquiert ses grades de champion. (...) D'être systématiquement perdant ne l'empêche pas, mais plutôt le fonde, en son "mythe individuel" et à se vouloir "magnifique". (...) Il est "déchet royal de l'Autre" (...) Victime triomphante à lui revient la palme du martyr. (...) Et il devient témoin héroïque "de la Passion de la castration".».

Chez Job
Comment penser que Dieu donne l'autorisation au diable de faire du mal à un homme bon ? Et, lui permet d'agir sur la terre en lui donnant le pouvoir d'agir sur les hommes ? Comment un homme, qui va subir les pires épreuves, les pires châtiments pour des fautes jamais commises. Comment Job non seulement ne va pas renier Dieu. Mais va adorer Dieu plus encore et adorer la haine de Dieu. Adorer le mal, la souffrance que lui inflige Dieu. Comment va-t-il jouir du mal surnaturel ? Tout cela traduit à quel point le Livre de Job est ambigu, équivoque. Et met en relief le désir de cruauté. Et l'on ne peut pas aller plus haut dans l'explication de la cruauté de la souffrance. Comment Job va adorer Dieu ? Et comment en ayant terriblement mal. Job est en extase, en transe, en état de transcendance.

Pour Paul-Laurent Assoun : « Il jouit de lui-même comme un divin déchet». « Les flèches du tout puissant m'ont transpercé. Les terreurs de Dieu sont rangées contre moi. (...) Je crie vers toi et tu ne me réponds pas, je me tiens là, et tu me regardes fixement[13]. » Pour Paul-Laurent Assoun, Job est « inconsolable », mais « intarissable », « irréfutable ». Il se campe irrécusable sur sa misère. Puis il s'accuse, Dieu parle : « Où étais-tu lorsque je fondais la terre ? »

Dans les contes de fées
Griselidis traite de la misogynie, la haine inconsciente des femmes. Le marquis épouse Griselidis, une simple bergère qui vit dans la forêt. Et, dit-il, « il faudrait me jurer que vous n'aurez jamais d'autre volonté que la mienne ». Le Marquis refuse de laisser sortir sa femme, personne ne l’approche. D’ailleurs elle ne demande rien, sinon rester devant ses fourneaux, servir et obéir à son époux. Il la trouve trop belle, trop attirante. Il lui impose sans cesse des épreuves, la dépouille de ses bijoux, lui enlève sa fille et lui dit qu’elle est morte. « Il me choisit comme un enfant qu'il aime / Et s'applique à me corriger. / Aimons donc sa rigueur utilement cruelle, / On n'est heureux qu'autant qu'on a souffert. » Quand leur fille a quinze ans, il renvoie sa femme dans la forêt en lui disant qu’il va épouser cette jeune fille. Vaincu par l’amour absolu de Grisélidis qui accepte tout, il renonce à l’inceste, à la chasse cruelle et à sa défiance envers les femmes Selon notre société patriarcale, ce conte peut être interprété comme moral. Griselidis supporte toutes les souffrances et humiliations pour gagner le paradis. Aujourd'hui, Griselidis témoigne du masochisme moral.

Chez la femme
La femme masochiste morale ne différencie que peu avec l'homme masochiste moral. Cependant notre société prédispose la femme. « Les civilisations de type masculin ont imposé à la femme une situation de passivité, de soumission et de dépendance », selon Sacha Natch Pour Theordor Reik l'éducation dans nos milieux culturels favorise un léger masochisme de la femme. « La situation biologique la femme, les menstruations, la défloration, la maternité, etc., la dispose au masochisme. » Les contes de fées racontés aux petites filles font des ravages. Les contes les persuadent, très jeunes, qu'il faut attendre le prince charmant. Lequel va tout régler. Et quelquefois il finit par apparaître sous la forme d'un sadique charmant. Alors que rien ne les prédestinait au masochisme moral. Une rencontre avec un bourreau sadique et le risque est grand. Le bourreau sadique humilie, frappe sa proie. Le bourreau sadique isole sa proie. Il la persuade que sans lui, elle n'est rien. Le risque c'est qu'elle finisse par le croire et qu'elle tombe dans le masochisme moral. Plus encore que la peur du bourreau, il s'installe une peur de n'être rien sans le maître.

Le masochisme érogène
Illustration du masochisme érogène

« La satisfaction érotique est recherchée sciemment, le sujet ayant établi consciemment un lien entre la souffrance et la satisfaction qu'elle lui procure. En cela il se distingue du masochiste névrosé (masochisme moral) qui ignore les raisons de son comportement. »

Scène primitive
Pour Sacher-Masoch, il s'agit principalement d'une scène dont il fut témoin, puis acteur dans son enfance. Dans son texte Choses vécues : Une scène avec sa tante : « Tout à coup, la comtesse, fière et superbe, dans la grande pelisse de zibeline entra, nous salua et m'embrassa, ce qui me transportait toujours aux cieux ; puis elle s'écria : "Viens, Léopold, tu vas m'aider à enlever ma pelisse." (...) Je ne me le fis pas répéter. Je la suivis... » Ensuite l'auteur raconte comment caché, il a espionné cette tante si fascinante qui trompait son mari. Comment il a assisté à l'humiliation de ce dernier. Puis, comment il fut surpris dans sa cachette par sa tante. Ce qui lui valu une magistrale raclée. Cette scène primitive photographiée, figée dans son imaginaire toujours vécue à nouveau sur un mode onirique. Cette scène déterminera non seulement son œuvre, mais aussi sa sexualité. Ses romans sont sillonnés de scènes fantasmées où sont présentes les fourrures, les fouets, les femmes qui humilient les hommes. Sacher-Masoch cherchera toujours à les mettre en scène dans sa vie privée.

Pour Jean-Jacques Rousseau, c'est mademoiselle Lambercier sa maîtresse d'école. « Cette récidive, que j'éloignais sans la craindre, arriva sans qu'il y eût de ma faute, c'est-à-dire de ma volonté, et j'en profitai, je puis dire, en sûreté de conscience. Mais cette seconde fois fut aussi la dernière, car mademoiselle Lambercier, s'étant sans doute aperçue à quelque signe que ce châtiment n'allait pas à son but, déclara qu'elle y renonçait et qu'il la fatiguait trop. Nous avions jusque-là couché dans sa chambre, et même en hiver quelquefois dans son lit. Deux jours après on nous fit coucher dans une autre chambre, et j'eus désormais l'honneur, dont je me serais bien passé, d'être traité par elle en grand garçon. (...) Qui croirait que ce châtiment d'enfant, reçu à huit ans par la main d'une fille de trente, a décidé de mes goûts, de mes désirs, de mes passions, de moi pour le reste de ma vie, et cela précisément dans le sens contraire à ce qui devait s'ensuivre naturellement ? » Rousseau avoue plus loin : « J’ai fait le premier pas et le plus pénible dans le labyrinthe obscur et fangeux de mes confessions . »

« D'ailleurs si le souvenir - tout au moins conscient - d'une punition érotisée dès l'enfance se retrouve dans l'anamnèse de beaucoup de masochistes.(...) Ce n'est pas un fait d'observation générale. »

Dans son livre Françoise Maîtresse, Annick Foucault cite trois scènes vécues dans son enfance. Le placard si mystérieux dans lequel elle découvre des fouets et des menottes. Une fessée reçue, une autre infligée[19].

Le sexe et le sacré
L'humain a toujours eu besoin d'idoles, de messes, de cérémonies. « Le masochisme est une expérience mystique » pour André Pieyre de Mandiargues[20]. Le jeu masochiste lui permet de rentrer dans un autre état de conscience. Et, l'espace d'un moment devenir l'esclave qu'il n'est pas dans la vie réelle, une sorte de saturnales moderne. De même que Clifford Bishop confirme que « la flagellation, ou tout autre procédé semblable est utilisée pour unir l'esprit humain au divin. On peut l'employer aussi pour unir des esprits humains entre eux. En occident l'obsession d'une extase par la douleur est habituellement classé dans le sadisme ou dans le masochisme».

« Le masochiste sexuel est prêt à acheter son plaisir fugace avec la gêne de la torture et même de sa vie. (...) En prévoyant les appréciations futures, sûr des éloges de la postérité, il savoure des extases divines. A un niveau plus élevé, mais relié à celui-ci dans un coin obscur de son âme, le martyr sent comme le masochisme pervers : un moment de paradis n'est pas trop cher payé par la mort. Ils sont tous deux poussés en dernier ressort par l'aspiration du plaisir. »

Le masochiste singe les jeux d'enfants mais aussi l'oppression sociale - Jeux de rôles
Supplice de la roue vécu à nouveau sur un mode théâtralisé par Maîtresse Françoise.

Toute l'histoire de l'humanité dans son oppression sociale et religieuse a son pendant dans l'univers masochiste festif. « Tous les jeux masochistes ont leur pendant dans les jeux d'enfants. » Pour Michel Onfray: « Les hommes inventent des arrière-mondes. » Et « la religion procède à la pulsion de mort». Mauvais calcul dit-il : « car deux fois on donne à la mort un tribut qu'il suffit de payer en une fois. » Si le masochiste moral est dans la pulsion de mort, le masochiste érogène est, lui, dans la pulsion de vie, dans « le masochisme gardien de la vie ». Car son masochisme, il ne le vit pas par projection dans un « arrière-monde », mais dans sa vie, sa sexualité. Freud nous dit que pour l'homme « l'adoption de la névrose universelle [la religion] le dispense de la tâche de former une névrose personnelle» Le masochiste préfère sa petite névrose personnelle et s'invente, dans la plupart du temps un dieu vivant à travers son dominant. « Seuls les hommes s'inventent des arrière-mondes, des dieux ou un seul Dieu ; seuls ils se prosternent, s'humilient, s'abaissent ; seuls ils fabulent et croient dur comme fer aux histoires fabriqués par leur soin. » Le masochiste se crée lui-même son dieu ou sa déesse devant lequel ou laquelle, il va « s'agenouiller, se prosterner, s'humilier, s'abaisser ». Le masochiste festif s'humilie selon son choix. Non seulement il reproduit la conduite d'un croyant monothéiste dans un espace païen, mais le masochiste y met du zèle. Il se met très souvent dans la peau d'une femme. La femme n'est-elle pas la victime par excellence de la société patriarcale ? Il s'habille en soubrette. Et lorsqu'il commet une bêtise, c'est parce qu'il veut être puni. Il ne néglige pas les compliments pour un travail zélé en tant que ménagère. Il attend des félicitations. Notre société pose l'opprobre sur la putain, il en devient une. L'inquisition a brûlé les sorcières, il se fait attacher et il subit la cire chaude. Notre société a utilisé la roue à titre de supplice, il réclame le même supplice sur un mode ludique. Et c'est ainsi qu'il rejoint un donjon où le supplice de la roue sera théâtralisé. Le masochiste cherche à prouver que son obéissance absolue anéantit les ordres de ses ennemis, « que son acceptation honteuse et ridicule des autorités (...) les rend impuissantes».

Chasteté
Quelques hommes masochistes festifs utilisent la cage de chasteté pour calmer leur angoisse de la castration. Leur sexe captif, l'espace d'un moment, ils ne risquent plus rien. D'autres utilisent des situations pour préserver leur chasteté. Nombreux sont ceux qui considèrent symboliquement que la Maîtresse est vierge, une divinité "intouchable". Ils ne cessent de le répéter. D'autres considèrent que c'est le sexe de la maîtresse qui est divin et récitent des litanies en face de la maîtresse en s'adressant au sexe de la maîtresse. Et en considérant que leur sexe, à eux, est inutile. Bite inutile. D'autres se font attacher, mettre en cage, ligoter.

Dans le bondage l'homme règle aussi ses peurs. En se faisant attacher ou en attachant sa compagne lorsqu'il est dominant, il s'apaise. Pascal Quignard en parle de façon lumineuse dans Le sexe et l'effroi. Pascal Quignard explique la fascination dans le sens attirance/répulsion, parce que « Nous transportons avec nous le trouble de notre conception (...) Il n'est point d'image qui nous choque qu'elle ne nous rappelle les gestes qui nous firent (...) Or cette "chose regardée en même temps" nous ne pouvons en aucun cas la voir. Nous sommes venus d'une scène où nous n'étions pas. » pour Pascal Quignard le sexe de la femme représente, dans l'inconscient, le non être, la mort. En se faisant « bondager » l'homme s'interdit la femme. Tout comme lorsque Sacher-Masoch fantasme sur le corps de marbre de Vénus. Il en fait une femme de pierre castrée de sa dangerosité.

Il peut aussi prendre de la distance avec la femme en l'installant sur un piédestal, toujours « intouchable », bardée de cuir de la tête aux pieds, sur un autel de cuir. C'est « l'idole de cuir».

Différence entre fantasme et programme
Le masochiste fantasme à partir d'une image, d'une scène vue ou vécue, d'un film, d'une image religieuse, etc. Il rêve, et bien souvent, il dépasse largement ses possibilités en cas de passage à l'acte. C'est cela un fantasme un rêve qui n'est que partiellement réalisable. À la différence du programme : « Maîtresse

* Tu peux me ligoter sur une table, solidement serré 15 minutes le temps de préparer les instruments ;
* Cent coups de fouet au moins, quelques minutes d'arrêt ;
* Tu commences la couture.... »

D'après Gilles Deleuze et Félix Guattari cette opposition apparaît clairement chez Michel de M'Uzan à propos d'un cas de masochisme et Gilles Deleuze et Felix Guattari citent de M'Uzan.

Le masochisme érogène chez la femme

Il y a plusieurs sortes de femmes masochistes sexuellement parlant.

La première serait la victime d'un homme à pulsions sadiques. Sadique qui, malgré tout, canaliserait ses pulsions. L'homme a envie de cette emprise sur la femme. Il initie sa compagne. Laquelle n'a jamais eu le moindre fantasme masochiste. Elle n'a pour programme que celui de son maître. C'est lui qui l'éduque. Elle n'est pas dans le contrat selon Deleuze. Le dominant emploie l'influence et quelquefois la violence. La dominée est la victime à l'état pur. Elle accepte par amour, pour satisfaire l'homme qu'elle aime. Il arrive qu'elle prenne du plaisir et bascule dans une sorte de masochisme de destiné. Mais il arrive aussi qu'elle y brûle ses ailes et bascule dans la déchéance la plus totale. Gilles Deleuze dit en parlant du sadisme et du masochisme : « Chaque personne d'une même perversion n'a besoin que de "l'élément" de la même perversion et non pas de l'autre perversion. » Vanessa Duriès ressemble à Justine de Sade. Vanessa Duriès se place, dans son livre, plus en tant que victime du sadisme que fille de Sacher-Masoch. L'héroïne du roman Le Lien est certainement un exemple du devenir masochiste sous influence. Elle avoua dans une émission de télévision ne jamais avoir pensé à être soumise à un homme. Si ce n'est par amour, pour satisfaire son maître. Dans son livre elle parle de la pantoufle de son père et de la ceinture en crocodile avec lesquelles il punissait. Elle parle d'un sentiment « étrange d'orgueil », mais aucune trace de ce qui pourrait être une fantasme originaire. Elle se positionne donc, toujours, en tant que victime. Elle n'éduque pas son bourreau et de ce fait ne dépend pas du contrat masochiste. À la sortie du livre, Vanessa déclara être âgée de vingt et un ans. Mais le doute subsistait quant à son âge réel au moment des faits. Elle avait le visage de l’innocence, un visage de jeune adolescente. C'est pourquoi, le livre suscita une énorme polémique entre les pratiquants qui se sont forgés une éthique et les libertins pervers sans foi ni loi. Ce livre a eu un énorme succès. Les sadiques rêvaient de posséder une Vanessa et les masochistes rêvaient d'être à sa place.

Intéressant le témoignage de Désirée dans Françoise Maîtresse. Désirée une masochiste morale qui met un temps à se découvrir. « Belle petite salope, dit-elle, maso sans le savoir, belle petite poupée qui trinque et qui se demande pourquoi. Belle petite paumée qui se détruit et qui détruit. » Elle rencontre « un prince charmant », ou plutôt dit-elle : « un mec style très macho (...) il va être ma force... ». C'est l'éducation sociale à plein temps, il pense à sa place, l'humilie, interdiction de manger avec ses doigts. À table, en famille Désirée subit l'humiliation. « Tu n'es qu'un tas de viande avariée quand tu baises. » Elle l'aime. Mais elle se révolte. Il perd son pouvoir. Il se suicide. La fusion continue, Désirée sort du cimetière l'urne chaude entre ses cuisses. Très vite, Désirée finit par comprendre qu'elle est une masochiste morale et passe de l'autre côté de son masochisme. Elle trouve un maître qui lui fait vivre son masochisme tout en restant à l'écoute et en la respectant. Une maso dit-elle « recherche une greffe vivante ». Comment ne pas penser à ces petits êtres, androgynes, si forts qu'ils tentèrent d'escalader le ciel pour combattre les dieux. Zeus les fit couper en deux : « nous sommes devenus deux ; aussi chacun cherche sa moitié». Désiré termine son témoignage en écrivant qu'une masochiste a le droit de rester digne : « J'ai appris à dire non, je suis une masochiste digne. »

Lorsque Theodor Reik parle du masochisme chez la femme, il utilise le pléonasme « le nègre a une peau foncée ». Mais dit-il « on peut imaginer un nègre blanc comme une bizarrerie de la nature (l'anthropologie connaît une catégorie pareille) » ; et il poursuit : « nous parlons certainement du caractère masculin de certaines femmes. »

Peut-être pense-t-il à ces femmes qui sont des masochistes pures et dures et qui décident, draguent, en fonction de ce qu'elles cherchent. Exactement comme fonctionnent certains hommes. Theordor Reik finit par s'élever sur ce masochisme de la femme considéré comme sexualité un peu trop normale : « La passivité peut être aisément associée à la sexualité féminine, mais la souffrance, le désir d’être ligoté ou battu, humilié, n’appartiennent pas à la sexualité normale de la femme. (...) La question de savoir si la femme est plus ou moins masochiste que l’homme peut être décidée rapidement. Dans ce sens-là [celui de la perversion] la femme est certainement moins masochiste. »

Grandes castratrices. Elles ont, comme Sacher-Masoch, photographié un fantasme originaire resté figé. Elles sont dans le fantasme, puis elles élaborent un programme. Et le maître a intérêt à s'y tenir. C'est ainsi que l'on pouvait lire à l'époque du Minitel : « Femme maso, cherche soumis à maso ». Elles cherchent désespérément le « maître obéissant ». L'écriture de ces femmes, leurs annonces ressemblent à une démarche masculine. Tel ce texte écrit sur Minitel par Satis. Et cité par Annick Foucault dans Françoise Maîtresse : « Branlez-vous mes frères, je vais vous décrire un corps de maso (...) C'est un corps étranglé par les corsets, mordu par le fouet, étiré par les chaînes (...) Saignant parfois, mais un corps glorieux (...). »

Il y a aussi Agathe, drague virile qui se « tape » le maître qu'elle nomme « le baroudeur » : « Il a un physique de Maître ». Le maître veut lui emprunter trente mille francs. Par cette demande, il signe sa reddition. Et Agathe termine en disant : « Le maître voulait faire la putain, il avait enfilé son porte-jarretelles mité[43] ». Ces femmes cherchent un maître Dieu, plus fort, plus intelligent, plus beau. Et surtout qui les domine. Elles sont souvent déçues. Est-ce l'image d'une partie des femmes d'aujourd'hui ? Agissent-elles ainsi parce-que plus libérée ? À leur tour cherchent-elles une « ligne de fuite » ? Agathe et Satis représentent peut-être la femme libre. Libre de vivre un masochisme festif, dont elles sont - à la manière de Sacher-Masoch, et des hommes masochistes festifs en général - seules instigatrices.

Le masochisme dans l'Antiquité
Xanthippe vide le pot de chambre sur la tête de Socrate. À l'arrière-plan, un homme rudoie un couple âgé dans un bateau à voile.

Selon le docteur Sacha Nacht, Salomon, à un âge avancé, se faisait piquer par des femmes pour exciter une virilité défaillante. Josephus Flavius racontait que le frère d'Hérode, Phérosas, se faisait, lui, enchaîner et frapper par ses femmes esclaves dans le même but. Toujours selon Sacha Nacht, Socrate, dans ses relations avec son épouse Xanthippe, offre un exemple de masochisme plus complet. « Le fait que parmi les ex-voto offerts par les courtisanes de l'antiquité à Vénus se trouvait des fouets, des brides et des éperons dénonçant clairement l'usage érotique qu'elles pouvaient faire de cet appareil. » Pétrone dans le Satyricon, fait frapper Encolpe avec des orties qui stimulent la virilité[8]. Dans le film de Frederico Fellini, Satyricon, Encolpe est fouetté avec des baguettes qui ressemblent à des cannes anglaises. Selon Raphaël Ledos de Beaufort Sacher-Masoch est loin d’être l’initiateur de la théorie dont il s’est fait le défenseur. « Et qui proclame que rien n’est si enviable que d’être frappé par l’être aimé : cette théorie de la jouissance dans la douleur a de tout temps existé, de tout temps a eu des adeptes et des défenseurs. » « L’histoire ancienne et les mythologies abondent en exemples semblables : Bacchus et les Ménades, Hercule et Omphale, Circé et les compagnons d’Ulysse, Attis et Cybèle, les sacrifices à Moloch et à Baal, Thomyris la reine des Massagètes, Sémiramis fouettant les princes captifs devenus ses amants.

Trenel, a relevé des scènes masochiste (masochisme chevalin) sur des bas reliefs du XIIIe siècle[45]. De même Aristote et Phyllis. Des images représentent le philosophe à quatre pattes, portant sur son dos une femme armée d'un fouet. Toujours d'après Sacha Nacht, « longtemps encore les auteurs ne verront dans ces pratiques que des moyens de stimulation. Une sorte d'aphrodisiaque ». Havelock Ellis, plus récemment serait enclin à accepter une origine biologique, instinctuelle, à la vertu de stimulant que peut prendre la douleur.

La question du masochisme chez les religieux
« La souffrance seule rend la vie supportable », selon Marie Alacoque[4] ou Marie-Madeleine Pazzi, qui trouvait une bonheur suprême à être flagellée par la prieure du couvent comme consumée par ces flammes intérieures. Près de la crise elle clamait : « C'est assez ! N'attisez plus cette flamme qui me consume ! Ce n'est pas ainsi que je désire être mise à mort ! C'est trop de volupté et de félicité ! »

« Aucun psychologue, aucun analyste, n’a encore réussi à donner une description des qualités spécifiques de l’expérience masochiste comparées aux extases des ascètes et des saints du Moyen Age. La maladresse banale d’expression et le manque d’imagination de la psychologie scientifique deviennent encore plus évidents lorsqu’on les compare aux témoignages de ces illettrés, même en ignorant le fait que la perception psychologique de ceux-ci prouve être supérieure à celle de la psychologie savante. Les essais de Thérèse de Jésus, les lettres de Catherine de Sienne, sont plus importants pour l’élucidation psychologique du Masochisme que la lecture de Krafft-Ebing. »

« La flagellation, qui servait d'abord à des fins de l'autopunition pour les premiers moines chrétiens et les acètes, devient par la suite un moyen d'excitation sexuelle. L'augmentation de la souffrance produit l'extase. L'Église est amenée finalement à défendre des pratiques expiatoires trop sévères parce qu'elle aboutissent fréquemment à la satisfaction sexuelle. (...) Le masochiste accueille la flagellation que lui inflige une prostituée avec la même joie qu'éprouve le martyr à recevoir les mauvais traitements libérateurs de ceux qui le persécutent. »

L'utilisation perverse de l'hôpital
Tina Domina, dominatrice dans sa sexualité et cadre infirmier dans la vie, confie, dans un chapitre intitulé Sévices d'urgence[19] ses aventures à l'hôpital. « Le summum de l'utilisation perverse de la structure hospitalière a été offert par un pseudo-patient », dit-elle . Une nuit un soi-disant médecin, chef de service téléphone en expliquant qu'il faut hospitaliser d'urgence son patient et qu'il faut lui poser une sonde vésicale et une sonde rectale. Suzette l'infirmière remplaçante ce soir là, croyant avoir eu affaire au médecin chef, ne se pose aucune question et ne fait pas passer le patient par les admissions. Elle applique la prescription à la lettre. Elle rase le patient. Elle lui pose une sonde rectale et vésicale, pourquoi les deux ? Suzette ne s'interroge toujours pas. Le pseudo patient inonde la chevelure de Suzette. Elle sort de la chambre scandalisée. L'homme à quatre heures du matin supplie qu'on le laisse sortir. Il a oublié des papiers importants dans sa voiture. Il ne reviendra pas.

Leopold von Sacher-Masoch
Il est désormais reconnu comme un grand écrivain. La La Vénus à la Fourrure (abstraction faite des qualités de l’œuvre) est son programme masochiste. Il veut absolument réaliser ce qu'il a écrit dans la Vénus. Sacher Masoch n'a cessé de manipuler ses compagnes et notamment Wanda Sacher Masoch, afin qu'elles incarnent le rôle de la Vénus à la fourrure.

Dans La Vénus, il ne laisse pas parler la femme. C'est un pur reflet de ses fantasmes. La femme n'existe pas. C'est pour cela que lorsque le voyage dans l'imaginaire se termine, et qu'il retourne au réel, la femme est complètement descendue. La misogynie est explicite.

À la fin du roman, « j'ai été un âne et j'ai fait de moi l'esclave d'une femme, comprends-tu ? D'où la morale de l'histoire : qui se laisse fouetter mérite d'être fouetté... Mais, comme tu vois j'ai bien supporté les coups, le brouillard rose suprasensuel de mon imagination s'est dissipé et personne ne pourra plus me faire prendre les guenons sacrées de Bénares ou le coq de Platon pour l'image de Dieu. » Le voyage mystique est fini ; à ce sujet Deleuze reprend Theodor Reik, quand Reik cite le cas page 25 où toute la « magie de la scène masochiste s'évanouit », parce que le sujet a cru voir dans la femme prête à le frapper quelque chose qui lui rappelait le père. Gilles Deleuze poursuit : « C'est semblable à la Vénus en moins fort». Wanda dans Confession de ma vie confirme à quel point elle fut manipulée pour incarner le personnage masochien. Gilles Deleuze écrit : « Elle sera sa compagne à la fois docile, exigeante et dépassée. »

Gilles Deleuze toujours dans sa présentation de Masoch : « Il faut que le masochiste forme la femme despote. Il faut qu'il la persuade, et la fasse "signer". Il est essentiellement éducateur».

Emmanuel Dazin dit que « chez Masoch, la dominatrice affublée selon les désirs de l’esclave, les caractères qu’il lui attribue, est très vite stéréotypée. » Et il ajoute : « Elle peut aller jusqu’à ressembler à une poupée, entre les mains de sa "victime" manipulatrice. »

Daniel Leuwers a préfacé une Vénus à la Fourrure en livre de poche : « Le masochiste cherche à conditionner l'attitude de la femme en vue de la faire participer à un jeu dont il entend assumer seul la direction. Il s'agit de donner à la femme l'illusion du pouvoir alors qu'elle est sous le joug insidieux de l'homme qui la force à le battre».

Masoch avait l'honnêteté de dire : « si une telle femme était dans ma vie, elle ne serait pas dans mes livres ». (Voir à ce sujet l'article Masochisme de Leopold von Sacher-Masoch.)

Le Donjon
Le donjon est un microcosme, un îlot hors du monde moral, hors du monde social. C'est une scène miroir où toute l'oppression sociale se rejoue sur un mode festif. C'est la cabane au fond du jardin, ou la cave, ou le grenier que certains couples aménagent afin de s'isoler pour vivre leurs expériences charnelles. Les dominatrices professionnelle appellent leur local aménagé un « donjon ».

Source : Wikipédia

Vous êtes un couple libertin ?
Inscrivez-vous gratuitement sur echangixme.fr

Vous aimez les relations mélangistes ?
Inscrivez-vous gratuitement sur echangixme.fr

Echangixme le site de tchat (Tchate) pour les femmes, les couples et les hommes adeptes des plaisirs du sexe et du libertinage.





Echangisme dans votre Ville


Echangisme par Régions Echangisme par Départements Navigation

Les sites du réseau

Copyright © 2003-2015 - Assinie. Tous droits réservés - € webmasters € - - Retrouvez-moi sur Google Plus